Géopolitique de sa diaspora et sa puissance africaine au XXIe siècle 

‘’Sa Majesté le Roi Mohammed VI a alerté sur les risques d’un Maroc à deux (2) vitesses, marqué par des fractures sociales et territoriales. Cette réflexion peut également interpeller aujourd’hui la question de la pleine participation de la Diaspora à la vie institutionnelle du Royaume’’. 

Le Maroc traverse aujourd’hui une période charnière de son histoire contemporaine. À l’heure où l’ordre mondial se recompose sous l’effet des tensions géopolitiques, des crises énergétiques, climatiques et migratoires, le Royaume du Maroc apparaît comme l’un des rares États africains et méditerranéens à avoir construit une vision stratégique de long terme. Elle est fondée sur sa stabilité politique, son ouverture économique, son intégration africaine et la diplomatie multilatérale.

Dans notre livre ouvrage collectif consacré au thème ‘’Afrique–Maroc et Nouvel Ordre Mondial’’, publié dans le cadre du Forum annuel de l’IMRI, nous avons tenté de démontrer que le Maroc ne subit plus les mutations du monde. Il les anticipe et les transforme en opportunités géopolitiques, industrielles et civilisationnelles. 

Cette ambition repose sur une conviction forte : dans le monde multipolaire en gestation, les nations qui compteront demain seront celles capables de conjuguer puissance économique, cohésion sociale, innovation technologique et influence culturelle.

Depuis plus de deux décennies, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI(1), le Maroc a engagé une série de réformes structurelles qui lui ont permis de renforcer sa résilience interne. Cette noble ambition a permis d’améliorer  son positionnement international. Le Royaume s’est imposé progressivement comme une plateforme industrielle et logistique entre l’Europe, l’Afrique et le monde atlantique. 

L’essor spectaculaire des secteurs automobile, aéronautique, des énergies renouvelables, des infrastructures portuaires et ferroviaires témoigne de cette profonde transformation. Comme le souligne Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans plusieurs de ses discours stratégiques, le Maroc ne peut plus évoluer à deux vitesses. D’une part,  une modernisation économique sans inclusion politique et d’autre part une démocratie inachevée et qui n’intègre pas  certaines composantes de la nation, notamment sa diaspora et ses binationaux euro-marocains et américano-marocains aussi appelés MdM ou les RIME.

Le port Tanger Med, devenu l’un des premiers hubs maritimes de Méditerranée et d’Afrique, symbolise cette stratégie d’intégration aux grandes chaînes mondiales de valeur. Le Maroc ne se contente plus d’exporter des matières premières ; il exporte désormais des compétences industrielles, des technologies et des services à haute valeur ajoutée. Cette montée en gamme économique constitue l’un des piliers essentiels de son rayonnement international.

Le Royaume a développé parallèlement, une diplomatie africaine proactive fondée sur la coopération Sud-Sud. Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, en 2017, a marqué une étape décisive dans cette orientation stratégique. Le Royaume investit massivement dans les secteurs bancaire, agricole, énergétique et des télécommunications dans plusieurs pays africains, et y promeut une vision solidaire du développement continental.

Cette stratégie africaine ne relève pas uniquement de considérations économiques ; elle traduit également une vision géopolitique globale. Dans un contexte marqué par la compétition entre grandes puissances, l’Afrique devient l’un des principaux espaces de la recomposition du monde futur.

Le Maroc cherche ainsi à jouer un rôle de puissance d’équilibre, capable de dialoguer avec l’Occident, les BRICS(2), les pays du Golfe et les États africains sans enfermement idéologique, ni alignement rigide.

L’émergence du ‘’Sud global’’(3) modifie profondément les équilibres internationaux hérités de l’après-guerre froide. Les tensions entre les États-Unis et la Chine, la guerre en Ukraine, les crises énergétiques, alimentaires et climatiques accélèrent la fragmentation du système mondial. Dans cet environnement instable, le Maroc privilégie une diplomatie du pragmatisme et du ‘’juste milieu’’, fondée sur la diversification des partenariats et la défense de ses intérêts stratégiques.

Cette capacité d’adaptation explique en partie la crédibilité croissante du Royaume sur la scène internationale. Le Maroc apparaît aujourd’hui comme un acteur de stabilité dans une région marquée par les turbulences sécuritaires du Sahel, les tensions méditerranéennes et les crises migratoires. Son expérience en matière de lutte contre le terrorisme, de coopération sécuritaire et de gestion des flux migratoires renforce davantage sa stature régionale.

Cependant, les défis demeurent considérables. Le premier enjeu concerne la souveraineté économique et technologique. Le monde de demain sera dominé par les puissances capables de maîtriser les technologies numériques, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les transitions énergétiques. 

Le Maroc doit accélérer ses investissements dans la recherche scientifique, l’innovation et la formation du capital humain afin d’éviter une nouvelle dépendance technologique.

Le deuxième défi est d’ordre social. Malgré les progrès économiques réalisés, les inégalités territoriales, le chômage des jeunes diplômés, les difficultés du système éducatif et les tensions liées au pouvoir d’achat demeurent des préoccupations majeures. L’indice de Gini est 0,46. La réussite du modèle marocain dépendra de sa capacité à construire une croissance inclusive permettant une meilleure répartition des richesses et une consolidation des classes moyennes.

Le troisième enjeu concerne la transition écologique et hydrique. Le stress hydrique représente; aujourd’hui une menace stratégique pour l’ensemble de la région méditerranéenne et africaine. 

En développant les énergies renouvelables, le dessalement de l’eau de mer et les politiques environnementales, le Maroc tente d’anticiper les conséquences du changement climatique. Le complexe solaire Noor à Ouarzazate illustre cette volonté de devenir un leader africain de la transition énergétique.

Dans cette dynamique de transformation, les Marocains du Monde (MdM)(4) et les binationaux constituent une ressource stratégique fondamentale. Avec plusieurs millions de binationaux vivant à l’étranger, le Maroc dispose d’un capital humain, économique et culturel exceptionnellement puissant. Les compétences marocaines présentes en Europe, en Amérique du Nord, dans les pays du Golfe ou en Afrique représentent un levier majeur de transfert de savoir-faire, d’investissements et d’influence internationale.

La nouvelle génération des binationaux marocains joue désormais un rôle de pont entre les civilisations, les économies et les espaces géopolitiques. Dans un monde traversé par le retour des ‘’mémoires impériales’’, des nationalismes identitaires et des tensions culturelles, les diasporas deviennent des acteurs centraux du dialogue interculturel et de la diplomatie des peuples.

Le Maroc possède à cet égard un avantage comparatif unique. Son identité plurielle – africaine, arabe, amazighe, méditerranéenne et européenne – lui permet d’incarner un modèle de synthèse civilisationnelle rare dans l’espace Euro-africain. Cette diversité culturelle constitue un véritable ‘’Soft power’’(5) stratégique dans les relations internationales contemporaines.

Faire de la pluralité d’opinions une puissance collective

Le défi des prochaines décennies sera de transformer la pluralité ou la diversité en puissance collective. Cela suppose de renforcer la participation politique, économique et institutionnelle des MdM dans les grands projets nationaux. Les compétences issues de la diaspora peuvent contribuer au développement des nouvelles technologies, des industries vertes, de la recherche scientifique et de l’internationalisation des entreprises marocaines.

La mise en valeur des compétences des MdM, les nouvelles mesures qui favorisent une pluralité d’opinions aideront à consolider les bases d’un Maroc qui rayonne. Un Maroc pas à deux vitesses ou qui verserait, pour plusieurs raisons, dans un paradoxe constitutionnel majeur :

1. La Constitution qui devrait garantir l’égalité des droits politiques entre citoyens marocains de l’intérieur et ceux de l’extérieur fonctionne à deux vitesses, d’une part. D’autre part, la Constitution est plutôt proclamatoire et non  exécutoire. Il est inadmissible qu’elle tolère une exclusion durable de plus de 7 millions de citoyens de l’exercice effectif de leurs droits constitutionnels, démocratiques, civiques, politiques. Les postes ministères sont une chasse gardée pour les enfants des grandes tribo-familliales. Aucun ministre ne représente une diaspora estimée à 7 millions. Il y a trois ministres qui représentent des couleurs politiques. C’est un Maroc-Janus à 2 visages.

2. La démocratie pour tous et la méritocratie pour chacun des citoyens de l’intérieur et de l’extérieur, n’a pas de sens pour le Maroc. Il y a juridiquement une démocratie à deux vitesses. Il y a encore une espèce‘’d’apartheid politique’’, sinon un ‘’résident-heid’’ ou country-heid pour la Diaspora qui n’a ni droit d’élire, ni  d’être éligible à partir de son lieu de résidence à l’étranger et ce, conformément à l’art. 17, 18 et 30 de la Constitution du Maroc (2011). On vote avec la citoyenneté, pas avec le territoire où l’on réside. C’est un Maroc constitutionnel à deux lectures. 

3. Les RIME et les MdM font un apport de transfert de devises de l’ordre 124 Milliards Dh par an, sans avoir paradoxalement de représentativité parlementaire, ni participation politique, ni de postes au sein du gouvernement. Pour les professeurs Daron Acemoglu et James Robinson (Prix Nobel d’économie 2024)(6), coauteurs de ‘’WhyNations Fail’ (résultats de leur recherche) :‘’Les institutions d’exclusion politique des élites binationales non seulement affaiblissent l’État de droit, mais aussi bloquent le développement de la démocratie d’un pays’’. Mieux les Prix Nobel chiffrent le coût durable du manque à gagner de la non-intégration de sa diaspora à environ 2 à 3,5 % du PIB par an, tandis que les régimes autoritaires, malgré des gains initiaux de la nature des rentes, échouent à produire une croissance et une innovation à long terme. C’est la meilleure réponse chiffrée du Prix Nobel de 2024. C’est un Maroc à deux concepts de la démocratisation des institutions.

4. Faut-il rappeler, à toutes fins utiles, que des talents sportifs du football sont à 100% binationaux, y compris les coachs qui portent l’hymne national et le drapeau en haut du toit des nouvelles sociétés ludo-sportives. Ces talents qui  ont placé le Maroc à la quadrature du Mondial de 2022 (Qatar). Ceux-ci représentent la diaspora et les écoles occidentales du Football, mais n’ont paradoxalement, aucune représentation au niveau des postes ministériels dans les secteurs des sports et de la culture. Ils ne bénéficient d’aucune communication les valorisant , ni de retombées en termes d’images positives. Les investissements dans les sportifs, dans les industries culturelles où l’action des marocains de l’extérieur excellent, participent au développement d’une  diplomatie d’influence. Et sur le terrain, ces résultats traduisent pourtant cette volonté de défendre l’image du Maroc hors du pays. C’est le Maroc à 2 images inversées et sans reconnaissance de ses binationaux.

5. Il en est de même pour l’Afrique  où les chiffres traduisent une réalité édifiante. Sur les 186 joueurs de la CAN 2025 organisée au Maroc, 127 joueurs sont nés en France, dont 45 dans la région Parisienne, 19 du PACA, et les autres joueurs marocains d’Afrique sont nés en Europe. C’est les binationaux Euro-Africains qui jouent pour l’Afrique. Des études américaines démontrent qu’il y a une corrélation entre les Etats rentiers (pétrodollars, mines, transferts financiers de devises de la diaspora, le Sport de haut de compétition internationale) et l’échec de leur démocratie dans leur pays. 

6. Autre paradoxe stratégique du Maroc moderne. À l’heure où le Maroc ambitionne de devenir une puissance eurafricaine émergente dans le nouvel ordre mondial, un paradoxe structurel mérite d’être signalé sans complaisance : la plupart des grands projets stratégiques du Maroc ne sont ni conçus, ni pilotés intellectuellement par les partis politiques de la majorité gouvernementale, mais sont principalement élaborés par de grands cabinets internationaux de conseil et d’ingénierie stratégique. Ces cabinets sont franchisés par les binationaux et leurs sièges décisionnels se trouvent à Paris, à Londres, à Boston comme l’indiquent les données ci-dessous.McKinsey (Plan Émergence, Plan Maroc Vert, Plan Azur, transformation de l'OCP, Stratégie énergétique, Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique); Southbridge A&l (Loi-cadre de l'économie sociale et solidaire, réforme du secteur de la santé, réforme des CRI); Roland Berge (Contrat cadre État-ONDA, synergies eau-électricité à P'ONEE, privatisation de Marsa Maroc); Ernst & Young (le cadre de la restructuration ces osegeurs enereroles Plan Rawaj); Boston Consulting Group (Stratégie de déconfinement, génération Green, Vision tourisme zozu acabaton de l'agriculture africaine (AAA); Valyans Consulting (Plan Halieutis, Stratégie de compétitivité logistique, Plan d'urgence pour l'éducation) ; PWC (Stratégie nationale du développement durable, Stratégie de prévention et de lutte contre la corruption, série de projets menés dans le cadre de la restructuration des opérateurs énergétiques publics ( Masen, ONEE)

Les grands projets du Royaume démontrent pourtant une réalité incontestable : Le Maroc progresse lorsqu’il s’ouvre aux compétences et à l’expertise internationales, ainsi qu’à l’intelligence de sa diaspora et ses binationaux. Dans le contexte du Mondial 2030, la question n’est plus seulement économique et politique, elle devient civilisationnelle. 

Le Maroc du XXIe siècle peut-il devenir une grande puissance régionale sans intégrer politiquement et démocratiquement ses sept millions d’élites binationales (RIME et MdM) dans la gouvernance stratégique de l’État ?

Voici quelques références anglo-saxonnes qui traitent directement de la théorie des États rentiers, de la malédiction des ressources naturelles et du blocage démocratique. 

Ce  décalage politique entre la théorie et la pratique de la Constitution (2011) du Maroc qui porte ses limites a besoin de sang neuf. Ce décalage constitue en réalité une atteinte au principe de l’État de droit dans une société de passe-droit, fondée sur la non effectivité et la non justiciabilité du droit constitutionnel du pays avec le respect des normes et des conventions internationales (ONU/DUDH 1948).  

Une suspension du droit de vote d’élire et d’être élu qui, dans les institutions à caractère électif, équivaut à une abrogation de facto et de juré, représente un capital immatériel qui n’a pas de prix. Mais elle  a de la valeur démonétisée pour les binationaux, pour leur pays d’origine, pour l’Etat de droit et le respect du droit international, pour l’égalité de la citoyenneté inachevée (non pour une citoyenneté à deux vitesses, sinon un apartheid politique pour les binationaux).

En droit constitutionnel comparé, un droit reconnu mais structurellement inapplicable équivaut à une abrogation implicite. Les articles 17, 18 et 30 ne sont donc ni pleinement en vigueur, ni formellement abrogés. Ils sont suspendu dans leurs effets (de facto et de juré), ce qui constitue non seulement une anomalie juridique durable, mais aussi un paradoxe qui révèle des contradictions incohérentes de la Constitution de 2011. 

Faut-il ajouter que la liberté de la presse et d’expression qui est garantie notamment par les articles 25, 27 et 28 de la Constitution 2011, constitue désormais un ensemble d’indicateurs observés à l’international dans le cadre de l’évaluation de la crédibilité démocratique des États. Dans un contexte mondial marqué par la montée des tensions informationnelles, des réseaux sociaux et des guerres narratives, le défi du Maroc est de concilier stabilité institutionnelle, sécurité nationale et libertés médiatiques et ce, dans le cadre de la responsabilité citoyenne et du respect des institutions.

Les modifications successives des différentes Constitutions marocaines (1962, 1992, 1996, 2011) qui, n’ont pas levé l’obstacle fondamental à la participation politique des Marocains du Monde (MdM), ont au contraire installé une stratégie de statu quo constitutionnel. Et  l’article 17 qui, est inutile de facto et de juré d’être mentionné dans la Constitution 2011, sert de garantie symbolique, sans traduction institutionnelle. La constitution est annonciatoire sans être exécutoire.
Le défi des prochaines décennies sera donc de transformer la pluralité et diversité en puissance collective.

Enfin, le rayonnement international du Maroc ne pourra se consolider sans une vision africaine ambitieuse. L’avenir géopolitique du Royaume est intimement lié à celui du continent africain. L’Afrique est devenue un enjeu géopolitique pour l’avenir du monde. La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF)(7), les corridors atlantiques, les infrastructures énergétiques et numériques constituent autant d’opportunités historiques pour faire émerger une Afrique plus intégrée et plus souveraine.

Dans ce nouvel ordre mondial en construction, le Maroc dispose d’atouts réels : stabilité institutionnelle, profondeur africaine, ouverture internationale, position géographique stratégique et vitalité démographique. Mais ces atouts ne produiront d’effets que s’ils s’accompagnent d’une mobilisation collective autour d’un projet national fondé sur la connaissance, l’innovation, la justice sociale et la souveraineté stratégique.

Le Maroc de demain ne pourra rayonner durablement qu’en conciliant développement économique, puissance diplomatique et cohésion sociale. C’est à cette condition qu’il pourra devenir non seulement un acteur régional influent, mais aussi une puissance euro-africaine crédible dans le monde multipolaire du XXIe siècle.

En définitive, le Maroc construit ses grands projets avec les compétences de sa diaspora, mais continue paradoxalement à gouverner sans elle. II modernise ses infrastructures plus vite qu’il ne modernise sa gouvernance politique et sociale. La technocratie mondiale construit le Maroc de demain, pendant que la politique locale peine encore à représenter le Maroc réel des citoyens marocains de l’extérieur et de l’intérieur.

Le défi du Maroc contemporain n’est plus seulement de construire des infrastructures modernes, mais d’éviter l’émergence d’une société à double vitesse. Le bon usage de son capital humain suppose l’inclusion des infrastructures économiques ordinaires. Il est temps de bannir l’exclusion politique et démocratique des talents  binationaux. 

Le Royaume du Maroc dispose aujourd’hui d’un Maroc vitrine exceptionnelle d’une élite hors Maroc, mondialement reconnu. Il y a nécessité d’une inclusion constitutionnelle et démocratique, autant des compétences nationales qu’internationales de la diaspora marocaine.                    

Notes de bas de page

1. Mohammed VI a engagé depuis 1999 une stratégie de modernisation économique et d’ouverture africaine qui structure aujourd’hui le positionnement géopolitique du Royaume. 

2. Les BRICS regroupent aujourd’hui plusieurs puissances émergentes contestant progressivement l’unipolarité du système international. 

3.Le concept de « Sud global » désigne les pays émergents cherchant à rééquilibrer les rapports de puissance face aux anciennes puissances occidentales dominantes. 

4. Les Marocains Résidant à l’Étranger représentent un levier stratégique majeur pour les investissements, les transferts de compétences et le rayonnement culturel du Royaume. 

5.Les notions de « soft power » et de diplomatie culturelle deviennent essentielles dans les nouvelles formes d’influence internationale. 

6. Samuel Huntington, ‘’Political Order in Changing Societies’’ ( résultats des recherches La modernisation économique sans institutions  démocratiques produit l’instabilité politique) .Francis Fukuyama, ‘’ Political Order and Political Decay’’, (résultats des recherches : Les États rentiers développent souvent des institutions faibles et frilleuses). Hazem Beblawi ‘’The Rentier State’’(résultats des  recherches : Théorie fondatrice des États rentiers arabes. Giacomo Luciani,’’TheArab State’’ (résultats des recherches : La rente pétrolière réduit la pression démocratique) 

7.La ZLECAf (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) constitue la plus grande zone de libre-échange du monde en nombre d’États participants.