Le risque d’un embrasement sous régional au Moyen Orient n’est plus à écarter, au regard de la montée fulgurante de tension entre les États-Unis et l’Iran sur le contrôle du détroit d’Ormuz. 

Enjeu stratégique d’une guerre qui dure déjà deux mois entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, le détroit d’Ormuz cristallise toute l’attention des marchés économiques mondiaux. Ormuz  ne représente pas seulement les 20% du pétrole ou gaz mondial, mais aussi les fertilisants et engrais qui servent à l’agriculture à travers le monde.

En déclarant vouloir « rayer l’Iran de la carte », suite aux menaces iraniennes, Donald Trump, le président américain est monté au créneau. La situation est à la fois ‘’très tendue’’ et ‘’contradictoire’’, et met ainsi en péril les espoirs d’un cessez-le-feu pourtant gagné aux forceps entre américains et iraniens. 

L'Iran hausse le ton militairement, affirmant avoir franchi la "ligne rouge" en frappant un navire américain. Cependant, les États-Unis démentent tout impact sur un quelconque bateau américain, tout en déployant des forces massives pour sécuriser le détroit d’Ormuz. La pression est donc à son paroxysme. 

L’Iran a de nouvelles ambitions après avoir mis en déroute la coalition États-Unis et Israël, selon les officiels iraniens. Ils menacent directement d’attaquer toute force étrangère, en particulier américaine, qui tenterait d'approcher ou d'entrer dans le détroit d'Ormuz sans leur autorisation. Et cette  menace a été mise à exécution, car Téhéran affirme avoir ‘’frappé un navire de guerre américain’’ avec deux missiles et avoir forcé d'autres destroyers à faire demi-tour après des tirs de semonce .

Les États-Unis démentent par le truchement du Commandement central américain (CENTCOM) toute frappe ou tout dommage sur des navires américains. Et en réponse, une contre- opération a été lancée par les États-Unis: le ‘’Projet Liberté" (Project Freedom).

Officiellement, il s'agit de "guider" plus de 800 navires commerciaux bloqués dans ce Golfe persique (détroit d’Ormuz), avec 15 000 hommes et plus de 100 aéronefs à y déployer .

Cette tension s’accentue surtout avec le blocus réciproque. D’un côté l'Iran bloque le détroit ( soit 20% du pétrole mondial) depuis février, et de l’autre, les États-Unis qui imposent un blocus naval sur les ports iraniens depuis mi-avril .

Le cessez-le-feu qui était en vigueur depuis le 8 avril, est fragilisé par le non aboutissement des négociations directes organisées à Islamabad au Pakistan. 

Quelle sera la suite logique de cette situation, attendue que Trump croyait avoir tout gagné au même moment où l’Iran, pour avoir résisté à l’opération foudroyante ‘’Fury Epic’’, estime qu’il a aussi gagné la guerre? Il y a donc deux puissances qui ne manifestent plus la volonté d’aboutir à aucun accord de cessez-le-feu ou de paix des braves.

La fermeture du détroit d’Ormuz et les menaces qui risquent de faire durer ce conflit armé conduisent le monde vers une crise énergétique, voire agroalimentaire. 

 À cause du manque de fertilisants qui viennent de cette zone d’Ormuz, on supprime 10 milliards de repas par semaine, vu le caractère mondialisé de l’économie.
L’Europe a déjà puisé dans ses stocks stratégiques ( énergie) et la crise économique mondiale ne fait que commencer. Le « monde va bien » comme l’estime, ce 4 mai 2026, Trump face aux chefs d’entreprises(PME) américains qu’il reçoit à la Maison Blanche?