La collaboration de l’Académie des Sciences d’Outre-mer à ce séminaire sur la Chine et l’Afrique nous donne l’occasion de progresser dans l’analyse de l’évolution des relations entre ces deux partenaires. Mais surtout de célébrer avec nos interlocuteurs congolais ce soixantième anniversaire des relations sino-congolaises, évènement auquel nous pouvons nous associer, la France ayant elle aussi reconnu la Chine en 1964.

J’ajouterai dans ce propos introductif ma joie de me retrouver avec nos collègues académiciens au Congo, Pays auquel je suis très attaché, ayant été accompagné dans sa découverte par mon ami le regretté Premier Ministre et homme de lettres, Henri Lopes.

Mais aujourd’hui nous sommes réunis pour constater que les pays africains occupent une place grandissante dans la stratégie internationale chinoise depuis quelque années.

De nombreux projets africains ont été inclus dans l’initiative des nouvelles routes de la soie, ce qui élève la Chine au rang de principal partenaire commercial de l’Afrique depuis plus de 10 ans.

On peut évoquer brièvement la construction d’infrastructures massives, le soutien apporté aux secteurs pétroliers et miniers en échange d’accords commerciaux avantageux.

Nous pouvons dans nos travaux évoquer ces règles internationales qui garantissent les intérêts des partenaires de la Chine en rappelant l’importance des financements chinois concernant les projets d’infrastructures qui font de cet acteur puissant, l’un des plus grands créanciers du continent africain.

En effet, les entreprises chinoises diversifient leurs activités en Afrique et sont de plus en plus présentes dans le secteur manufacturier , celui des télécoms et des services.

Nous verrons dans ce contexte si l’union européenne qui a mobilisé plus de 50 milliards de dollars d'investissements reste un acteur d’influence.