
LE MONDE DANS LA DÉPRIME
Par Driss Senda
Devant des responsables sans foi ni loi,
Devant des dirigeants qui portent un ADN politique qui fait d’eux de va-t-en-guerre,
Devant des attaques de pays étrangers, avec une brutalité déconcertante et quelles qu’en soient les motivations, le monde devient une nébuleuse ou zone de tensions alors que déjà, en 2025, plus de 52 conflits dangereux étaient recensés à travers les cinq continents. Droits de l’homme, droit international, règlement de conflits internationaux, sacralisation de la vie de l’homme, tous ces mots n’ont plus de sens. C’est la force qui prime sur tout.
Le monde est désormais engagé dans des nouvelles dynamiques qui échappent largement aux principes et valeurs qui ont pu maintenir l’équilibre entre les nations du monde, 80 ans après la création de l’ONU. Antonio Guterres qui vient de faire tenir une importante réunion du Conseil de sécurité de l’ONU a tiré la sonnette d’alarme. Il a rappelé que la Charte des Nations Unies demeure le « fondement essentiel du maintien de la paix et de la sécurité internationales », citant son Article 2, qui dispose que « tous les pays membres de l’ONU s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ».
Il faut craindre non pas seulement pour l’avenir de l’humanité, mais d’abord pour la survie de nos enfants dans ce monde qui porte désormais des plaies béantes à cause d’une multitude de crises. Le droit international qui devrait être la clé de voûte pour la stabilité et la paix, est mise à rude épreuve par le retour des « mémoires impériales ».
Conclusion, de nombreux dirigeants du monde font preuve d’une connaissance approximative de l’histoire et de la géopolitique du monde d’aujourd’hui.
Donald Trump a frappé l’Iran au mépris du droit international et même sans accord de son fameux Conseil de paix censé être le fer de lance de la paix dans le monde, selon sa vision. Poutine a qualifié la mort de M. Khamenei de « meurtre commis en violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ». L’attaque des USA et Israël sur l’Iran mérite encore des études scientifiques qui convoquent une grille de lectures à plusieurs niveaux : historique, politique, diplomatique, sociologique, juridique, psychologique, etc…
Désormais, n’importe quel pays du monde n’est plus à l’abri de la brutalité de ceux qui ont le droit de tout posséder (armes nucléaires ou missiles balistiques), tout faire. Bref, ceux qui peuvent redessiner par la force, les contours d’un monde qui était pourtant régi par le Droit international. Sommes-nous à la fin des engagements conventionnels ou tout simplement, la société internationale serait-elle désormais rythmée par le droit de la force impériale et non par la force du droit qui est vertu et bon sens partagé par tous ?
Quels seront désormais les outils juridiques avec lesquels les différends internationaux pourront-être réglés dans ce contexte plein d’incertitudes et d’imprévisibilité ?
Les intérêts des pays possédant les armes de destruction massive et ayant à leur tête des dirigeants aux relents hégémoniques sont-ils au-dessus du droit à l’existence des populations des pays prétendument faibles, puisque ne possédant aucunement des armes de gros calibre ou des têtes nucléaires ?
Pour mémoire, la fin tragique de Napoléon Bonaparte au XIXème siècle et de l’Allemagne d’Hitler au XXème siècle peuvent historiquement servir d’enseignement. Ces deux armées étaient les plus puissantes du monde au cours des deux derniers siècles. Mais, quand leurs dirigeants ont eu à l’époque, la folle idée d’attaquer la Russie, on connaît la suite. Les armées de ces deux pays avaient cessé d’exister. L’Allemagne nazie et la grande Armée de Napoléon ont été littéralement détruites. En allumant des foyers de tension partout dans le monde, tôt ou tard, l’histoire s’écrira autrement avec le sang de ceux qui déversent celui des autres. Il y a un Dieu…
L’Afrique qui persiste à n’être qu’une « société continentale » de consommation, sans réelle ambition de développement économique et industriel, de défense et de sécurité, de promotion de ses cultures et traditions, peut désormais réfléchir sur son futur.
A la place de développer des politiques artificielles, les africains doivent repenser la stratégie de défense de leurs intérêts et prévoir des formations pour une élite qui doit impérativement s’adapter à la nouvelle donne mondiale où le langage de la force reste la seule référence de survie. N’empêche qu’il y a des alliances possibles avec d’autres pays hors du continent. Cas du BRICS.
Avec les attaques de l’Ukraine, du Venezuela puis de l’Iran, un nouveau monde est né ; celui de la peur, de la violence, de l’hégémonie des puissants (suprématies) sur des États dits faibles. Mais déjà, remarquons que ce dimanche midi, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) a annoncé une hausse de ses quotas de production plus importante que prévu pour le mois d’avril (à hauteur de 206 000 barils par jour). Une mesure destinée à limiter une possible flambée des prix, liée aux incertitudes autour de l’approvisionnement mondial et de l’acheminement du brut. Et pour cause, la détérioration de la situation dans le détroit d’Ormuz après l’attaque d’un pétrolier par l’Iran, provoquant une onde de choc immédiate sur les marchés mondiaux de l’énergie.
L’impérialisme de puissance prôné par le président américain, Donald Trump, a provoqué un basculement sans précédent au sein de la société internationale.
Que vivront nos enfants demain ? Quel est l’avenir de la Femme dans cet environnement conflictuel ? Wait and see !









